Découverte La maison
<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Je partais vivre de pauvreté avec mes frères africains, me voilà bien déçue mais finalement ce n'est pas plus mal. La maison des coopérants a été déménagée il y a trois semaines. La nouvelle maison est toujours dans les quartiers pauvres mais dans une commune moins peuplée. C'est presque un quartier résidentiel. La maison est en retrait de « l'autoroute », route principale qui traverse la ville et dont le kilométrage sert d'adresse. Les gens habitent à tel ou tel kilomètre dans telles ou telles commune de l'agglomération.
<o:p> </o:p>Je vis en colocation avec une portugaise, médecin au dispensaire. Nous avons l'eau, froide, en permanence et l'électricité un soir sur deux. Les soir où il n'y a pas l'électricité nous frimons avec la lampe rechargeable offerte par mon père et la lampe à dynamo offerte par mes collègues de bureau (Merci, merci, merci,...)
Le matin le gardien va nous chercher du pain frais et nous nous faisons des tartines au miel et à la confiture. La belle vie, bien loin de ce que l'on avait décrit.
<o:p> </o:p>Nous passons des heures à penser à la déco de la maison et à ce que nous allons planter dans le jardin pour tenir compagnie aux plantes grasses que La voisine m'a offertes, nous envisageons même d'élever des poules et des canards (pour avoir des magrets).
<o:p> </o:p>Bref, côté installation tout va bien, j'ai même été nommée responsable des affaires matérielles de la communauté et des rencontres communautaire. J'ai modifie l'intitulé de mon poste en responsable du bien être et des festivités.
<o:p> </o:p>Le dispensaire
<o:p> </o:p>Difficile de décrire le dispensaire. Un entrelacs de bâtiments et de containers bondés de matériel, de sacs de nourriture, de personnel et de patients mais où chacun trouve sa place comme par miracle. Car il faut bien un miracle quotidien pour que plus de 300 patients soient soignés en quelques heures.
<o:p> </o:p>Le matin on se fraye un chemin entre les petites marchandes qui ont improvisé un marché devant le dispensaire. Bonjour au gardien, plus de 100 patients attendent tranquillement dans la cour. Les sages femmes nous donnent le nombre magique des naissances qu'il y a eu dans la nuit. 3 ou 5, les nuits sont courtent. Un quart d'heure de louange et la journée peut commencer.
<o:p> </o:p>En tant que responsable de la pharmacie, je dois gérer l'indispensable : le matériel médical et les médicaments. En ce moment par exemple, nous attendons notre container de médicament depuis un mois. Certains médicaments dits de confort, sont en rupture donc les patients doivent les acheter une fortune au marché noir ou bien s'en passer. Un médicament de confort, ici c'est un médicament qui en cas d'absence n'engage pas le pronostique vital du patient. Si nous ne sommes pas livré d'en trois semaines nous n'auront plus de sirop pour calmer les enfants qui reçoivent des soin après une brûlure au 3ème degrés. En France, ces enfants sont anesthésié tant la douleur est insupportable. Dans trois semaines je vais devoir proposer aux bouts de choux de 3 ans de serrer les dents pendant les soins.
<o:p> </o:p>C'est injuste !!! Mais c'est une réalité à laquelle je vais devoir m'habituer.
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