Toutes les bonnes choses ont une fin. A peine commencions nous à nous habituer à notre nouvelle vie que nous devons déjà rentrer. Il faut profiter à fond de la dernière journée.
<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Je dois repasser à la clinique pour continuer mes examens et revoir le on docteur de la veille. Comme le médecin chef et l'infirmière ne vont pas très bien non plus je les embarque dans mon sillage.
<o:p> </o:p>Comme si nous étions à Dakar depuis toujours nous prenons le bon bus, pour la bonne destination. Je m'étonne de mes capacités d'adaptation, je rappelle qu'il y a un an je ne parlais pas aux gens que je ne connaissais pas. Deux jours dans une capitale et je suis comme chez moi.
<o:p> </o:p>Sans rendez-vous et presque sans argent nous débarquons dans la plus prestigieuse clinique de Dakar. A ce moment nous ne le savons pas, nous le découvrirons plus tard. Tout de même Marie a eu la puce à l'oreille en entrant. « Ils sont chics les gens ici, ça nous change ». En fait, les gens sont chic parce qu'ils payent une fortune pour être soignés ici.
<o:p> </o:p>Ce genre de détail ne nous arrêtant pas nous sommes allé prendre notre petit déjeuner à la cafétéria où nous nous sommes fait des amis. Sur le toit terrasse avec vue sur la baie de Dakar nous avons savouré nos croissants servis par un serveur en livret. La classe.
<o:p> </o:p>Comme nous n'étions pas venue pour faire du tourisme gastronomique nous sommes re-descendu avec l'espoir de trouver un médecin qui les soigne pour elles et de retrouver mon médecin de la veille pour moi. Elles se sont assises sur un banc à coté d'une porte marquée Dr Zeiton, Médecin urgentiste. Trois minutes plus tard elles avaient était reçues, il leur avait prescrit des analyses et des médicaments. Quand même un peu surpris de les voir dans un tel endroit il les avait questionné et apprenant leur engagement leur donnait vingt euros pour la bonne cause.
<o:p> </o:p>Quand je suis arrivée, la salle d'attente était bondée. Le médecin est sorti un peu précipitamment et m'a dit : « Je fais un accouchement et je suis à vous dans vingt minutes. » Je vous laisse imaginer la tête des autres bonnes femmes qui attendaient depuis deux heures. Effectivement, vingt minutes plus tard il était là avec une partie de mes résultats d'analyse et voulais me revoir dans trois mois. Je n'ai pas bien compris, dans la mesure où il n'y avait rien pourquoi je devais revenir dans trois mois.
-Je vous donne mon mail et mon numéro de téléphone portable
-Heu ! Oui, pourquoi ?
-En cas d'urgence
-J'habite dans un autre pays, en cas de problème je serai évacuée sur <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France.">la France.</st1:PersonName>
-On ne sait jamais, vous pouvez avoir besoin d'être rassurée.
J'ai bien besoin d'être rassurée de temps à autre mais je ne suis pas sure que ce soit dans ces compétences médicales
<o:p> </o:p>Sans attendre la fin des résultats je suis parti sur le marché des touristes, le marché Kerel. J'avais remarqué un sculpteur dans une petite rue la veille. Et là j'ai constater avec horreur que les changements étaient plus profonds que ce que je pensais, je me suis mise à marchander. Quel horreur !!!
J'ai divisé le prix par trois et en plus j'ai pu acheter ce que je voulais. Quel bonheur !!!
<o:p> </o:p>Partie à la va vite sous le feu ennemi je vais rentrée qu'une expatriée qui s'est fait une virée à Dakar. J'en profite parce que ce sont la seule chose à peu près potable que je vais pouvoir ramener. Ce n'est pas tout de vivre dans un pays où il n'y a rien, il faut aussi en ramener des souvenirs.
<o:p> </o:p>Nous avons fini cette journée au restaurant. Notre ONG à tenu à marquer cette dernière soirée tous ensemble. Et oui, c'était prévisible mais les Boum-Boum, les autrichiens ont maintenu leur décision de ne pas rentrer avec nous. En fait la mère et les trois enfants seront à Vienne le 2 janvier et le mari reste un mois au dispensaire le temps de trouver quelqu'un pour le remplacer.
<o:p> </o:p>Pendant le repas mon téléphone sonne :
-Bonsoir, c'est le docteur, j'ai enfin vos résultats.
-Mes résultats ??? Il y a un problème ??? C'est grave ???
-Non rassurez-vous, tout va bien. C'était juste pour vous rassurer.
-Je n'étais pas inquiète
-Ah bon, à dans trois mois alors. Et n'hésitez pas à m'appeler ou me passer un mail.
<o:p> </o:p>??????
Mes imbéciles de co-missionnaires ont éclaté de rire. Un rien les fait rire. J'avoue, un médecin spécialiste qui appelle personnellement une patiente à 21h pour lui annoncer que tout va bien, ce n'est pas banal.
A tout fin utile, je précise comme j'ai du le préciser à mes co-missionnaires, que le docteur en question à au moins l'age d'être mon père et une femme puisqu'il porte une alliance. I ya plus de moral ma bonne dame....