Le lendemain de la naissance du Christ la sainte famille est partie se réfugier en Egypte.
<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>C'est notre troisième nuit sans dormir. Les sacs sont faits, les tirs continus et nous devons décider ou pas de sortir de la maison pour rejoindre l'aéroport.
<o:p> </o:p>J'ai pris tout ce qui m'était cher, ma robe en mousseline pour le 14 juillet, la charcuterie, tous les objets dont je ne me séparerais qu'au péril de ma vie : ma Bible, mon chapelet, le livre de prière de mon père, mon Ipod, mes boubous préférés, mon jeans préféré, du linge de corps, ma guitare, ma trousse à maquillage Chanel, mon ordinateur...
<o:p> </o:p>Nous avons démonté la chapelle et nous nous sommes partagé les ciboires, la vaisselle de messe et le saint sacrement. Si nous partons, nous ne devons rien regretter de ce que nous laissons car il y a de forte chance que la maison soit pillée après notre départ.
<o:p> </o:p>Pour me donner du courage j'ai bu un fond d'eau saint Georges, il est hors de question de laisser l'eau de mon île aux mains des pillards. J'ai l'estomac noué, j'ai peur...
<o:p> </o:p><o:p> </o:p>