Un mini drame secoue notre petite communauté. Quand je dis un mini drame, c'est pace qu'il ne me touche pas particulièrement, mais en réalité il fait grand bruit. C'est sheakspeare avec un épisode par jour.
<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Acte I : La nounou des belges est soupçonnée d'avoir volé un stylo bic. Mais son seigneur et maître, son employeur lui a pardonné parce que c'est un bon chrétien.
<o:p> </o:p>Acte II : Un pain de glace (C'est truck bleus que vous mettez dans les glacières et que nous on met dans notre frigo pour maintenir un semblant de température quand il n'y a pas de courant) a disparu du frigo. Moi, je n'avais même pas pris la peine de les compter. Bref, il en manquait un. La discussion a duré toute la soirée. Heureusement, le lendemain on a retrouvé le dit pain de glace caché derrière une bouteille d'eau.
<o:p> </o:p>Acte III : Un ventilateur laissé négligemment dans le jardin a disparu, il a fallut deux jours à ma colocataire pour le retrouvé bien a l'abris dans une annexe de la maison. Pourtant, je lui avais bien dit de demandé au gardien, parce qu'il l'avait certainement rangé pour le protéger.
<o:p> </o:p>Acte IV : La fille des belges à une marque rouge derrière l'oreille, la nounou n'a pas d'explication et en plus quand les parents sont rentrés ce soir là la méchante nounou ne leur a pas dit que la petite n'avait pas finit son assiette de pâte à midi. Après une journée tendue où il a été question de licenciement parce que la confiance était rompue, finalement la nounou n'a pas été remerciée.
<o:p> </o:p>Je résume quand même la situation, en fait il ne s'est rien passé mis a part la disparition d'un bic et une petite fille de deux ans et demi qui n'a pas mangé à midi et qui a une marque derrière l'oreille et dont la nounou n'a pas voulu admettre son impuissance. Bref pas de quoi fouetter un gecko (Ici, il n'y a pas de chats). Depuis, c'est un peu l'enfer, tout le monde pleur parce qu'ils ne peuvent avoir confiance en personne. Même ma colocataire a pleuré l'autre soir parce qu'elle découvrait la noirceur des gens et que ça lui était insupportable.
<o:p> </o:p>Moi, je ne les comprends pas très bien, j'ai l'impression qu'ils vivent au pays des bisounours. Dans un pays aussi misérable, bien sûr que l'on ne peut faire confiance à personne. En période de rentrée scolaire, la disparition d'un bic, ça me semble plutôt normal et qu'une nounou cache ses insuffisances pour garder sa place, je trouve ça plutôt logique même si je n'approuve pas.
Personnellement j'ai beaucoup de mal à avoir confiance. Faire confiance à quelqu'un requière une bonne décennie (non, je rigole) mais les personne en qui j'ai confiance sont rares. Je peux connaître des personnes depuis des dizaines d'année et ne pas avoir confiance en elles et inversement ne connaître des personnes seulement depuis quelques mois et commencer à avoir confiance en elles.
Mes critères sont fermes : Est-ce que je mettrais ma vie entre les mains de cette personne. Est-ce que je lui suffisamment confiance pour me reposer sur lui ou sur elle en cas de danger.
Bon, il y a évidemment des intermédiaires, mais pour moi la vraie confiance c'est ça.
<o:p> </o:p>J'ai donc passé une semaine à me demander si dans ce pays je pouvais faire confiance à quelqu'un selon mes propres critères.
La providence m'accompagnant toujours dans mes recherches existentielles, je suis tombée malade. La vraie maladie, avec de la fièvre et tout le tremblement. Vendredi, j'étais vraiment mal et j'ai été étonnée de constater que les trois médecins avec lesquels je travail et vis ne ce soient pas plus inquiété que ça. Ma colocataire est passée me voir vers 20 heure mais pas plus. Je rappelle qu'elle est médecin chef. Heureusement que Sylvie, mon amie en France, m'avait obligé à prendre une pharmacie de secours et que son amie médecin m'avait prescrit des médicament simples et très efficaces. Vive l'automédication.
Le samedi de la toussaint, à la messe, je me suis sentie mal. Il n'y a que le prêtre qui s'en soit inquiété après la messe et qui m'ait fait assoire à l'ombre.
Cette nuit j'étais vraiment mal, j'ai vraiment souffert et ce matin je n'ai trouvé personne dans la maison. Ils étaient tous partis à la messe et à la piscine pour la journée.
<o:p> </o:p>« J'AURAIS PU MOURIR LA BOUCHE OUVERTE ET PERSONNE NE S'EN APPERCU »
<o:p> </o:p>Vraiment on ne peut faire confiance à personne.
<o:p> </o:p>PS : Je m'excuse auprès de mes parents et à mes frères à qui j'ai dit que tout allait bien et que les médecins s'occupaient bien de moi. Je ne voulais pas vous inquiéter.
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