Ce samedi ce sont les dix de l'école où bosse notre copine Hélène. Hélène est une coopérante comme nous et nous avons le même âge. Nous ne sommes pas partit avec la même ONG mais l'esprit est le même : Travail, pauvreté et service aux autres.
<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Ana était partie le jeudi, ce qui nous a permis Marie et moi de souffler un peu. En route pour le couvent de brousse d'Hélène nous avons dû recommencer à réciter des « Je vous salue Maire » pour ne pas être arrêtées à tous les barrages.
<o:p> </o:p>Après deux heures de route et une de piste nous sommes enfin arrivé au couvent. Une douche, un repas en silence, les dents et au lit. Comme deux gamines qui ne se voient que pendant les vacances Hélène et moi nous avons parlé jusqu'à une heure du matin avant de nous écrouler de fatigue au milieu d'une phrase. Nous nous sommes réveillées deux fois dans la nuit parce que mon matelas était trop étroit et que j'en suis tombé avec fracas.
<o:p> </o:p>Evidemment le lendemain nous n'étions fraîche ni l'une ni l'autre. Les deux autres filles n'étaient pas mieux. Il faut dire que leurs lits n'étaient pas confortables non plus. Arrivées à l'école nous nous sommes préparées à vivre une très longue journée. Nous avons trouvé des places à l'ombre et lunettes de soleil sur le nez nous avons terminé notre nuit. Quand l'évêque est enfin arrivé, avec une heur de retard, la messe a commencée. Heureusement que dans la liturgie catholique nous sommes obligées de nous lever et de nous assoire, ça nous maintenait éveillée. Malheureusement l'homélie africaine a ruinés tous nos efforts. Nous avons dormi comme des souches, la honte. Je crois que je me suis endormis après trois phrases quand j'ai compris qu'il faisait une pause de deux secondes entre chaque mot le temps de faire de grands gestes théâtraux. Je crois qu'il fallait prendre conscience de nos grands pêchés, nos très grands pêchés, nos lèpres....
<o:p> </o:p>Après la messe il y a eu un spectacle plutôt sympa des enfants de l'école nous nous sommes donc rapproché de la scène pour mieux voir. A 15H30 l'estomac dans les talons nous nous sommes enfin assis à table. Du riz gras. Le riz gras est un plat qui porte particulièrement bien son nom. C'est du riz, gras. Comme il était servit avec du coca nous avons refait un peu surface. Nous avons rejoint Hélène qui n'avait pas arrêté de gesticuler toute la journée. Elle dégoulinait de sueur mais elle était heureuse que la fête ce soit bien si passée.
<o:p> </o:p>Elle était fière de son école et je dois bien dire qu'il y a de quoi. Pour 45 par an cette l'école de la sainte famille accueil tous les enfants des environs et leur donne une bonne éducation. Quand les parents n'ont pas les moyens ils sont parrainés par des parrains français ce qui permet donner accès à l'éducation aux plus pauvres.
<o:p> </o:p>Après cette journée difficile nous étions encore plus fatiguée qu'en arrivant pour nous reposer. Marie avait de la fièvre et Hélène et moi nous avons encore discuté jusqu'à une heure du matin.