Vendredi après le travail nous sommes allées au marché central. C'est une tradition tout les coopérants portent le même pagne pour Noël. J'ai bien essayée de leur dire que toutes les traditions n'étaient pas bonnes, mes co-missionnaires n'en n'ont pas démordu, il faut respectée la tradition et tous porter le même pagne pour Noël.
Nous voici donc parties, les trois filles à la recherche du pagne idéal. Nous avons passé trois heures au marché sans succès. Pour entrer nous avons pris le premier taxi venu et parce que nous étions fatiguées nous avons décidées de ne pas prendre un taxi collectif. Pour la première fois depuis mon arrivée nous avons accepté de payer un supplément parce que nous étions en retard pour la répétition de la chorale. En plus pour une fois, nous voulions être à l'aise.
Bon, comme le dossier du taxi était défoncé, Anne à dû se coller à moi pour ne pas tomber en arrière. Pour la place et le confort c'était raté. Au milieu d'un carrefour le chauffeur est descendu sans rien dire et a ouvert le capot du moteur. Le nez dans le capot il a lancé quelques jurons et puis plus rien.
Après quelques minutes il a refermé le capot. Comme il ne se fermait pas correctement il y a mis des grands coups de pieds. C'est très efficace comme technique mais pas sûr que le capot s'ouvre encore un jour.
Après un kilomètre il nous a annoncé qu'il devait faire le plein. Pour la rapidité c'était raté aussi, dommage. Arrivé à la station service au lieu de s'arrêté devant la pompe il a continué pour se mettre sur le bord. Il a de nouveau ouvert le capot, une chance, et il en a sortie un bidon d'huile.
Il m'a fallut quelques minutes pour comprendre. En fait sur cette voiture il n'y avait pas de réservoir d'essence. Au plutôt il avait été remplacé par un vieux bidon d'huile de 5litres. De là où j'étais je pouvais distinctement voir le système. Nous avons étaient prise d'un fou rire en constatant que finalement, le confort et la rapidité ce n'était pas nos principaux problèmes, le plus important c'était que la voiture n'explose pas en route.
Finalement, nous sommes repartis et nous somme arrivé devant le séminaire. Il a ralentit. « Descendez vite, il n'y a pas de freins ».
Et dire que j'ai risqué ma vie, pour que nous puissions tous porter le même pagne, alors que je suis opposée à cette idée. C'est trop injuste